2016-2026 - 10 ans d'Observatoire :
Qu'est-ce qui a changé dans les métiers de la communication et du marketing ?
Recrutements :
les places sont chères
les places sont chères
Dans les directions communication/marketing comme chez les prestataires, la tendance est nette : un employeur sur trois en moyenne prévoyait de recruter dans l’année, le chiffre tombe à 1 sur 4 en 2026.
Le boom des embauches post-Covid (très marqué chez les prestataires) est bien derrière nous : depuis 2024, le nombre de personnes en recherche d’emploi dans la région a nettement dépassé celui des projets de recrutement d’après France Travail.
Recruteur-candidat : un rapport de force qui s'inverse
Illustration de cet effet ciseau ? Dénicher les « bons » profils est de plus en plus facile pour les recruteurs. Alors que vu par les candidats, le marché semble de plus en plus bouché : trouver un poste ailleurs ou évoluer dans son entreprise est plus compliqué au fil des enquêtes.
Dans les agences : recentrage sur les compétences clés
Chez les prestataires, les recrutements se focalisent sur des fonctions clés : commercial, planning stratégique, direction artistique. Les besoins en compétences digitales (webdesign, trafic management) se tassent, les savoir-faire « socle » (rédaction, graphisme, gestion de la production) restent stablrs.
Chez l'annonceur : des généralistes avant tout
Communication (ou marketing) digital, communication générale et stratégique : ces « couteaux suisses » du métier restent, année après année, les profils les plus prisés des annonceurs.
Derrière, les spécialités en hausse traduisent un recentrage sur des enjeux clés : la communication institutionnelle, l’événementiel, les RP et l’influence, alors que le CRM/marketing client subit une nette baisse.
L'expérience : vraiment une valeur refuge ?
L’IA « tue » les juniors ? Les chiffres racontent une autre histoire, et elle est beaucoup plus nuancée. Bon an, mal an, 1 recruteur sur 4 cherche des profils de moins de 2 ans d’expérience.
Et de moins en moins de collaborateurs « expérimentés » (5 à 10 ans d’expérience) ou « seniors » (plus de 10 ans). Ce sont désormais dans les agences que ces professionnels qui ont le plus de bouteille sont les plus recherchés : une nouvel indice qu’elles s’orientent vers toujours plus de conseil stratégique, et moins d’exécution ?
Développement des compétences :
se former pour maîtriser sa trajectoire
Le bond est spectaculaire. Depuis que l’Observatoire de la communication et du marketing pose la question, le curseur ne bougeait guère : 1 professionnel sur 3 avait suivi une formation au cours des 2 dernières années en 2022 et 2024. En 2026, c’est 7 sur 10 !
Dans un marché compliqué, tendu, investir sur soi-même constitue le meilleur moyen de maîtriser sa trajectoire professionnelle… et tous les moyens sont bons : auto-formation et formation en présentiel (deux tiers des sondés), formation en ligne (1 sondé sur 2), plus rarement certification, mentorat ou coaching.
Compétences techniques : l'IA et les bases
À quoi faut-il se former ? Lors des 2 dernières éditions de l’enquête, l’IA était sans surprise identifiée comme LA compétence technique à développer. Un temps impactées par cette nouvelle « discipline », les savoir-faire essentiels que sont la création graphique, vidéo ou rédactionnelle se stabilisent et restent vues comme des incontournables. En revanche, les disciplines du webmarketing (SEO et ads, CRM, design et développement web) perdent en attrait.
Compétences générales : une posture de chef d'orchestre
Savoir coordonner, manager, analyser : année après année, ces compétences générales constituent le tiercé dans l’ordre des aptitudes à développer. Complété par le pilotage des prestataires, des budgets, et des risques juridiques, c’est le socle intangible du communicant « chef d’orchestre ».
Soft skills : un communicant collectif, créatif, attentif
C’est paradoxal : le communicant « augmenté à l’IA » ne semble pas enclin à développer ses savoir-être : à l’exception du leadership, tous les autres soft skills baissent en importance au fil des enquêtes. Avec quelques constantes : savoir travailler en équipe, faire preuve d’empathie et de créativité restent les qualités humaines les plus valorisées.